Conférences 2020-2021

L’ensemble des conférences est proposé également en visioconférence via ZOOM. Liens d’inscription

Jeudi 15 octobre 2020 – Conférence inaugurale 19h
Jésus avant le Christ, par Armand Abécassis

Présentation du nouveau livre d’Armand Abécassis, en dialogue avec Sandrine Caneri (bibliste orthodoxe)

“Il n’a voulu, en aucune façon, changer la Loi. Il portait les franges à son vêtement comme tous ses coreligionnaires. Il connaissait l’hébreu et l’araméen, et fréquentait les synagogues. Il citait la Loi et les prophètes, et les interprétait comme les maîtres traditionnels. Tant que nous n’aurons pas retrouvé le judaïsme concret de Jésus – qu’il n’a jamais quitté ni dans l’esprit ni dans la pratique, nous ne pourrons pas comprendre ce qui relie et ce qui sépare le christianisme du judaïsme, ni ce qui devrait les pousser à dialoguer fraternellement. Nombreux sont les historiens et les théologiens juifs et non-juifs qui ont tenté de resituer Jésus dans son contexte historico-culturel. Certains ont cru possible cette recherche, d’autres l’ont déclarée impossible. Nous voulons ici prendre un chemin beaucoup plus simple et plus aisé : montrer qu’en dehors de l’identité divine de Jésus, fondement de la foi chrétienne respectable, son enseignement et sa conduite sont restés fidèles à la tradition juive. Ce livre propose, grâce aux recherches d’un philosophe et maître de la pensée juive, une démarche inédite : retrouver en esprit l’engagement juif de Jésus avant sa christianisation.” Quatrième de couverture

Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles

LIEU : Institut Universitaire Rachi et Zoom

 


Jeudi 10 décembre 2020 à 20h : Stefan Zweig, l’esprit européen en exil. 1933-1942. Autour de la parution de textes inédits en français

Par Jacques Le Rider / Modérateur : Gérard Rabinovitch

Voici rassemblés les textes que Stefan Zweig a consacrés, de 1933 à 1942, à l’actualité politique, à l’exil et au destin des juifs européens.

Cet ensemble – inédit en traduction française – constitue une entreprise éditoriale sans équivalent en langue allemande ou en langue anglaise. Il contient de nombreux textes importants qui ne figurent pas dans l’édition de référence des œuvres rassemblées (Gesammelte Werke). Il s’inscrit dans la droite ligne des deux volumes déjà édités aux éditions Bartillat : “Derniers messages” et “Appels aux Européens”. Par sa diversité, il enrichit considérablement la connaissance de la dernière décennie de l’écrivain autrichien.

On y retrouve des textes relatifs à la situation catastrophique de l’Europe, aux terribles menaces qui pèsent sur les juifs et aux mille difficultés que les exilés doivent affronter, ainsi que des interventions où Zweig appelle à un élan international de solidarité avec les victimes des persécutions nazies.

Il s’agit d’une publication importante concernant l’œuvre de Stefan Zweig en ces années dramatiques. Un précieux appareil critique accompagne le volume. (Quatrième de couverture)

Publié aux éditions Bartillat, en janvier 2020.

Jacques Le Rider est historien, philologue, directeur d’études à l’Ecole pratique des hautes études (EPHE)

Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles

LIEU : Institut Universitaire Rachi et Zoom


Mardi 26 janvier 2021 à 20h : Soirée débat avec Piotr Barsony

Modérateur : Gérard Rabinovitch

En partenariat avec L’Ecole Supérieure de Design YSchools

Piotr Barsony est un peintre, dessinateur, auteur de bande dessinée, graphiste, vidéaste et écrivain français.

Diplômé en architecture de l’École des beaux-arts de Paris en 1975, il enseigne l’art plastique entre 1973 et 1979.

Piotr Barsony se fait connaître en étant dessinateur de bande dessinée avec son personnage Marc Edito, journaliste mondain égocentrique parisien, initialement publié dans Pilote puis dans l’Écho des savanes dans les années 1980.

En jeunesse, il a publié plusieurs livres-disques : Tambou (Seuil, 2000), La chanson volée (Seuil, 2001), Papa porte une robe (Seuil, 2004, musique du groupe Bumcello).

Son activité artistique est éclectique : peinture, architecture, urbanisme, illustration de presse, roman, livre jeunesse, cinéma, courts métrages vidéo, composition de chansons, affiches et albums de disques.
Il signe également ses œuvres sous le nom de Piotr.

Cette soirée se propose comme un voyage dans son univers, en sa compagnie.

Séance de dédicaces à la fin de la rencontre.

Gérard Rabinovitch est philosophe, sociologue, directeur de l’Institut Européen Emmanuel Levinas et vice-président de l’Institut Universitaire Européen Rachi.

 

LIEU : Amphithéâtre de Yschools et ZOOM

Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles.


Février/Mars 2021 : Lionel Naccache, « Nous sommes tous des femmes savantes » 

En partenariat avec l’Université de Technologie de Troyes

Une idée audacieuse relie Les Femmes savantes, créées par Molière au cœur du XVIIe siècle, à ce livre publié aujourd’hui : la sexualité et la connaissance seraient deux sœurs jumelles qui exposent chacun d’entre nous à de redoutables défis. Hier, mais aussi aujourd’hui. Un malaise contemporain s’y dessine, empli de symptômes qui renvoient tantôt à la connaissance, tantôt à la sexualité, mais qui n’ont jamais été analysés comme relevant d’un même trouble situé à l’intersection de ces deux domaines. Ce livre s’emploie à le déchiffrer en postulant l’existence d’une névrose pétrie de connaissance et de sexualité. Ce « complexe des Femmes savantes » apparaît alors comme l’une des signatures de notre modernité. Lionel Naccache est ancien élève de l’École normale supérieure de la rue d’Ulm, neurologue à la Salpêtrière, chercheur en neurosciences à l’ICM, professeur de médecine à Sorbonne Université et membre du Comité consultatif national d’éthique (CCNE). Depuis son magistral Le Nouvel Inconscient (2006) jusqu’au best-seller Parlez-vous cerveau ? (2018), rédigé avec Karine Naccache, il poursuit la construction d’une œuvre profondément originale qui révolutionne notre conception de la subjectivité et cherche à lui aménager une place de choix dans notre société.

Présentation du dernier livre de Lionel Naccache, publié en avril 2019 aux éditions Odile Jacob. Lionel Naccache est ancien élève de l’École normale supérieure de la rue d’Ulm, neurologue à la Salpêtrière, chercheur en neurosciences à l’ICM, professeur de médecine à Sorbonne Université et membre du Comité consultatif national d’éthique (CCNE). Depuis son magistral Le Nouvel Inconscient (2006) jusqu’au best-seller Parlez-vous cerveau ? (2018), rédigé avec Karine Naccache, il poursuit la construction d’une œuvre profondément originale qui révolutionne notre conception de la subjectivité et cherche à lui aménager une place de choix dans notre société.

Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles

LIEU : Amphithéâtre de l’UTT


 Juillet 2021 de 14h à 17h : « Peut-on faire une bioéthique sans métaphysique ? »
 En partenariat avec le lycée des Lombard et l’IFSI-Troyes.

En partenariat avec l’IFSI-TROYES

Dans sa contribution à l’ouvrage La bioéthique pourquoi faire? publié 2013 à l’occasion des 30 ans du Comité Consultatif Nationale d’Ethique, André Comte-Sponville, notait que «les désaccords moraux, dans nos pays relèvent presque toujours de désaccords métaphysiques, concernant par exemple le statut de l’embryon, la libre disposition ou non, par chacun, de sa vie et de se mort, la distinction de l’âme et du corps etc. Or, la république, parce qu’elle est laïque, n’a pas de métaphysique, ni donc d’avis sur la question. Elle doit donc les trancher sans les résoudre.» Dans ce même ouvrage, le philosophe et théologien Xavier Lacroix observait  qu’au sein du Comité, «une affirmation a plusieurs fois obtenu un large consensus : “la République n’a pas de métaphysique.” Sans doute… La question devient alors: peut-on élaborer une éthique sans métaphysique?». De fait, le débat bioéthique citoyen autour des valeurs conduit bien souvent à interroger leur fondement: selon le philosophe Kostas Axelos l’ancrage ontologique du discours déontologique en Occident s’est historiquement déployé selon trois fondements successifs: le Cosmos dans le monde grec, le Dieu transcendant dans l’Europe médiéval, l’Etat à l’époque moderne. La crise de ce dernier rend aujourd’hui problématique le fondement de nos certitudes morales et le consensus citoyen autour de valeurs partagées: plus largement et plus que jamais peut-être, c’est la question de la vie bonne qui est devenue collectivement problématique.

Intervenants : Alain Vuillot (doctorant et enseignant en philosophie, lycée des Lombards), Lise Haddad (philosophe, spécialiste en éthique médicale, intervenant dans des comités d’éthique et en milieu hospitalier)
Modératrice : Karin Bréhaut
(membre de la commission Ethique et déontologie de l’Université de Reims Champagne-Ardenne, membre de l’équipe de recherche du CIRLEP)

LIEU : IFSI-Troyes

Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles