Conférences en partenariat avec la Médiathèque de Troyes Champagne Métropole

Thème de l’année : Des animaux et des hommes.

 

Mardi 2 avril 2019 18h : Rabbin Rivon Krygier. 

Diminuer la souffrance animale est-il un commandement ?

Si l’animal a une âme de quel droit en mangeons-nous ? Si nous n’en mangeons pas, pouvons-nous affirmer que nous survivrons ? Nous n’avons jamais consommé autant de viande que ces cinquante dernières années. Comment repenser nos modes d’alimentation depuis la prise au sérieux de la souffrance animale ? Entre droit rabbinique, arguments éthiques et économiques seront abordées les questions de l’abattage rituel, du végétarisme et de la conscience animale.

Rivon Krygier est rabbin et docteur en sciences des religions.

Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles.


Mercredi 3 avril à 20h (mensuel, second semestre, 6 séances) : Les dynamiques de la haine.

Roland Gori, psychanalyste et professeur émérite de psychologie et de psychopathologie clinique à l’université Aix-Marseille : Un monde sans esprit. La fabrique des terrorismes

 

 

 

 

 

 

 

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Vendredi 5 avril 2019 : Journée d’études “Culture pop et cultures juives” au Campus Comtes de Champagne

Institut Universitaire Européen Rachi / Centre Universitaire de Troyes (URCA)

Sous la responsabilité de Yannick Bellenger-Morvan, maître de conférences en littérature anglaise à l’URCA

Cette journée d’études, grâce à une série de conférences menées par des universitaires, se propose d’étudier les reconstitutions et représentations d’une identité culturelle au prisme des média de masse, en s’appuyant sur des travaux relevant d’un champ disciplinaire nouveau, les « popular culture studies ».

Il conviendra d’aborder la question de la diaspora et des transferts culturels qui s’ensuivent, jusqu’à aujourd’hui. Seront abordés par exemple les films et séries réalisés en Israël puis adaptés dans d’autres pays, dans d’autres langues. Ainsi, la série télévisée Hatufim devient Homeland, In treatment est également une traduction américaine de Be Tipul, créée et adaptée par Hagai Levi. Par ailleurs, la journée ne manquera pas de travailler les nombreuses occurrences d’humour juif dans le cinéma et les séries télévisées. Enfin, une place importance sera laissée à l’influence des artistes juifs dans l’essor de la culture populaire de l’Après-guerre.

En conclusion, cette journée s’intéressera à tous les supports, bande dessinée, cinéma et télévision, qui proposent une représentation de la culture juive dans un espace hétérogène et populaire.

Avec Yannick Bellenger-Morvan, Steven Krief, Jean-Claude Kuperminc, Gérard Rabinovitch et Elisabeth Schultz.

Tarif : 6€ la journée. Gratuit pour les enseignants, les élèves et étudiants des établissements partenaires.

Le Programme de la journée

L’Affiche de la journée

Bonne découverte !


Mardi 30 AVRIL 2019 : Séminaire de rhétorique animé par Francine Belle-Isle, précédé d’une conférence grand public le lundi 29 avril à 20h
IDENTITÉ ET STYLE (D’ÉCRITURE). LE CAS ROMAIN GARY/ÉMILE AJAR

En 1975, cinq ans avant sa mort par suicide, dans une entrevue accordée à Jacques Chancel qui lui demande s’il a réussi sa vie, Romain Gary a un petit rire sans illusion et répond : « À trente ans, je voulais être Romain Gary.  Maintenant je sais que c’est impossible… »  Pourtant, il est manifestement un homme accompli : héros de guerre, diplomate chevronné, polyglotte aux attaches culturelles nombreuses, et surtout écrivain reconnu.  Il a un nom, comme on dit.

Ce nom ne suffit pas. Il ne suffit pas à ce nom.  Dans le plus grand secret, à même une flamboyante supercherie littéraire, il s’invente en Émile Ajar, ce double nécessaire, longtemps cherché à travers de multiples pseudos, enfin trouvé dans la fiction d’une écriture renouvelée.  Fatigué d’être lui-même, désireux d’échapper au profil statufié d’écrivain auquel son lectorat le contraint, il devient un Autre, au nom sorti de nulle part, lieu déclaré d’une identité inconnue, affirmée pourtant de la seule autorité des mots écrits pour la dire.

   Le cas Romain Gary/Émile Ajar.  Dans le sens où cette imposture, orchestrée sur la scène de l’écriture, pose des questions essentielles.  Surtout quand il s’agit de les poser sur le terrain de la fiction romanesque, où les liens d’identité entre narrateur et auteur ne sont jamais évidents.  Faire d’un roman le lieu déposé de son identité, c’est confier à l’imaginaire la responsabilité d’inscrire dans le réel le sceau de son authenticité.  C’est donner à l’écriture de fiction, dans les différentes figures qu’elle emprunte, dans les diverses variations de style qu’elle exploite, le droit et le pouvoir de dessiner les contours de sa personne (ce qu’on est et ce qu’on n’est pas) pour les mettre dans l’œil du lecteur et ainsi en assurer la consistance.  À nous de voir si le jeu en vaut la chandelle…

Pour Romain Gary, l’affaire était de vie et de mort.  Il fallait échapper à tout prix au regard idolâtre de sa mère qui l’avait condamné à être tout ce qu’il s’est efforcé de devenir, et plus encore.  Quand l’œil du lecteur a pris le relais et s’est superposé à celui de la mère, la charge traumatique a explosé. Il fallait absolument sortir de l’ornière des œuvres de commande et aller radicalement ailleurs, vers un champ d’écriture autre où la création devenait possible pour vrai, pour se donner enfin « une tête à soi ».  Une affaire de vie ou de mort.

Francine Belle-Isle est docteure en littérature et psychanalyste. Elle a fait carrière à l’Université du Québec à Chicoutimi comme professeure. Elle a également occupé la fonction de Vice-rectrice à l’enseignement et la recherche de 2005 à 2012.

Tarif : 6€

Bonne découverte !

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