Il n’est pas nécessaire de posséder une webcam pour suivre ces activités en direct. Une personne de l’institut Rachi pourra, sur demande, aider à l’utilisation du logiciel Zoom.

COURS

Les séances de cours proposées sont ouvertes à tous, sur inscription gratuite par mail : contact@institut-rachi-troyes.fr

Une fois inscrit, vous recevrez le code d’accès par mail le jour du cours.

Les cours ouvriront à partir de 5 participants.

 

LUNDI A 18h : « Levinas : la mort, le temps, l’éthique », par Géraldine Roux

Lundi 11 mai : Attendre sans aucune visée d’attendu (E. Levinas, Dieu, la mort, le temps, p.37-42. Ed. Grasset)

Lundi 18 mai : Liberté et responsabilité (Dieu, la mort, le temps, p. 203-217)

Lundi 8 juin : De la conscience au prophétisme (Dieu, la mort, le temps, p. 218-235)

MARDI A 17h : « Lire la Bible avec Rachi »

Mardi 19 mai et lundi 25 mai 2020 de 17h à 19h : Le commentaire de Rashi sur le livre de Ruth et la question du « mariage léviratique » par Pr Liliane Vana, Professeure associée à l’IEJ, Université Libre de Bruxelles, Spécialiste en droit hébraïque, Talmudiste, Philologue, Fondatrice de LectureSefer. 


Il est suggéré de livre le livre de Ruth avant le 1er cours.

2 et 9 juin 2020 : Jérôme Benarroch : Commentaire du livre d’Esther

16 juin 2020 : Ivan Segré (sous réserve)

MERCREDI A 17h : « Regards sur l’Affaire Dreyfus », par Jean-Michel Pottier

13 mai 2020 : L’image dans l’affaire Dreyfus

20 mai 2020 : Le rôle des femmes dans l’affaire Dreyfus.

27 mai 2020 : La transmission de l’Affaire dans l’école française.

Sous réserve de participants :

3 juin 2020 : Aider des enfants à découvrir l’affaire Dreyfus (la littérature pour la jeunesse)

10 juin 2020 : Roger Martin du Gard et Marcel Proust, écrivains de l’Affaire.

 

VENDREDI A 10h30 : « Judaïsme et islam : confluences »

15 mai 2020 : Paul Fenton, « la création de l’homme à l’image de Dieu dans la mystique musulmane »


5 juin 2020
 : Paul Fenton, « la création de l’homme à l’image de Dieu dans l’exégèse juive caraïte »

12 juin 2020 : Roxane Amsellem, «  la sacralité du temple transférée aux synagogues tardo-antiques (du Ive au Vie siècle) ? »

CONFERENCES

Mardi 12 mai 2020 à 20h. Visioconférence de

Karin Ueltschi : Mythologie des boiteux et du pied fabuleux

Le boiteux et ses prolongements avec les êtres aux pieds fabuleux font partie des figures les plus riches de notre héritage culturel : Œdipe, Héphaïstos ou Achille dans la tradition antique, Ève, Jacob ou Lucifer dans l’univers biblique, Mélusine et toute la horde de diables boiteux dans la mémoire populaire et dans la littérature. Pourtant, on a rarement rapproché ces figures les unes des autres. Leur parenté fondamentale est très peu étudiée et, par conséquent, le scénario immémorial dans lequel elles jouent un rôle est mal identifié. Mais étudier la mythologie des boiteux et des pieds fabuleux donne un sens insoupçonné à bien des œuvres et des motifs, et illustre les recoupements constants qui existent entre « grande » et « petite » mythologie. Tous ces êtres blessés ou claudicants sont porteurs d’une ambiguïté essentielle : ils mettent en gage ou sacrifient leur intégrité physique en vue d’un bien, mais en échange parviennent à des sphères jusqu’alors inaccessibles. Index nominum et index rerum, quelques illustrations.

LE LIEN VERS LA VISIOCONFERENCE :

https://zoom.us/j/97535824882 / ID de réunion : 975 3582 4882

Karin Ueltschi est professeur de Langue et Littérature du Moyen Âge à l’Université de Reims Champagne-Ardenne.

Entrée libre et gratuite

Visioconférence : Trois manières d’aborder les effets individuels et collectifs de la pandémie

Lundi 25 mai 2020 à 20h

Par Anne Bazin, Danièle Lévy et Géraldine Roux

L’épidémie à quoi nous avons affaire est un exemple concret de ce que le psychanalyste Lacan a nommé le Réel.

Le Réel est ce qui nous tombe dessus et nous laisse sans voix, – sinon sans bavardage. Quelque chose survient qui qui ne se relie à rien de connu. Rien n’est plus assuré, n’importe quoi peut arriver, on attend sans cesse le pire. La situation s’apparente à ce qu’on appelle trauma, ou catastrophe.

Dans les années 60, le mathématicien René Thom élaborait sa « théorie des catastrophes ». Il différenciait crise et  catastrophe, cette dernière se caractérisant d’abord par sa soudaineté. Instables, incertaines, non prédictibles, aberrantes, les nouvelles formes qui apparaissent sont en même temps mouvement, transformation, ouverture des possibles. Thom se reconnait en cela de la pensée d’Héraclite. Tous les champs de modélisation de la pensée, sciences « dures » et sciences humaines s’attellent toujours à transformer les catastrophes soudaines  du monde physique, biologique, psychique en expériences de connaissance, le logos .

Le psychanalyste Wilfred Bion, inspiré par la théorie de René Thom a décrit comment les individus aussi bien que les petits groupes et les sociétés peuvent, dans cette « guerre des nerfs », faire de cette étape  de transformation un temps de changement et d’évolution favorables à la vie psychique individuelle ou collective, ou passer à côté.

Anne Bazin est psychologue et psychanalyste, Présidente de Actualités de la Psychanalyse à Troyes

Danièle Lévy est philosophe et psychanalyste, membre de Actualités de la Psychanalyste à Troyes et Secrétaire générale de l’Institut Rachi

Géraldine Roux est docteur et enseignante en philosophie, directrice de l’Institut Rachi à Troyes

 

L’accès à cette visioconférence est gratuit sur inscription à l’adresse : contact@institut-rachi-troyes.fr

Jeudi 4 juin 2020 à 20h 

visioconférence « L’oisiveté peut-elle sauver le monde ? », par Thomas Schauder

Ce début de XXIe siècle est marqué par de multiples crises écologiques, économiques, sanitaires. Elles viennent remettre en cause nos croyances fondamentales dans le progrès scientifique et technique, dans l’économie de l’offre et dans la réduction de notre environnement à des ressources exploitables à l’infini. La crise de la Covid-19 a ainsi brutalement et tragiquement heurté l’idée que le bonheur d’une société dépend de la quantité de biens et de services qu’elle produit et consomme.

Pour sortir de cette crise, faut-il relancer la machine et nous remettre à “consumer” les écosystèmes et les êtres ? Ou bien nous appuyer sur ce que le confinement nous a révélé comme le plus nécessaire : la valeur intrinsèque de la vie et cette vérité essentielle qu’elle est trop fragile et précieuse pour en “faire rien” ?

Peut-être devrions-nous saisir cette occasion pour repenser notre rapport au travail et à la consommation, notre éthique et notre politique : “ne rien faire” plutôt que “faire rien”. Et si l’oisiveté pouvait servir de principe à la construction d’un futur plus désirable pour l’humanité et notre planète ?

Thomas Schauder est professeur de philosophie au Lycée Chrestien de Troyes et bibliothécaire de l’Institut Rachi. Il est également chroniqueur au Monde Campus et publie La société de consumation. Pour une politique de l’oisiveté (Marie B eds, Lignes de repères, 2020).

L’accès à cette visioconférence est gratuit sur inscription à l’adresse : contact@institut-rachi-troyes.fr